Exposition : Îlot de Tison : mémoire et transformation d’une friche industrielle (acte II : la friche et sa disparition) 
Les Usines Nouvelles – 15 et 16 septembre 2018 – 10h-19h

« Tôt ou tard les gens et les endroits que nous aimons disparaissent, et la seule façon de les sauvegarder c’est l’art. C’est à ça que sert l’art. Ça sauve toutes choses du temps. »

Jérusalem p. 1262 ; Alan Moore, Claro (traduction)

 

Longtemps j’ai été intrigué par cet espace avant d’aller l’explorer et le photographier. Je m’étais toujours demandé ce qu’était ce grand bâtiment en bord de Clain, au bout de l’îlot, que l’on voit depuis le boulevard ou le parc de Blossac. Puis, il y a quelques années sont parus dans la presse les premiers articles concernant le projet de sa transformation.

Attiré en général par ces « lieux incertains » : au travers de ce projet j’ai voulu conserver la trace et aussi la mémoire ouvrière de l’Îlot de Tison à Poitiers. Ancien site industriel au cœur de la ville dont l’espace était resté en friche pendant une trentaine d’années. Témoigner également de cet espace redevenu sauvage avant qu’il ne soit réintégré au contrôle de l’urbanisme. Bien souvent par rapport à un même lieu,au niveau de sa transformation on dispose généralement de «l’avant» et de « l’après » mais très rarement « le pendant ». Cela a été l’occasion de suivre ce changement au moment où celui-ci se produisait.

Les prises de vues se sont déroulées sur une période d’un peu plus de deux ans : entre le printemps 2016 et le début du mois de juillet de cette année 2018. Les premières photos ont été faites en argentique:tout d’abord noir et blanc puis s’est ajoutée la couleur (moyen format essentiellement). Au fur et à mesure s’est opérée une bascule vers le numérique et la transition complète a eu lieu fin 2017.

La vingtaine de photos, principalement argentiques, composant se répartissent entre le début de l’été 2016 et octobre 2017 : elles concernent la friche et sa disparition progressive. Tison : mémoires et transformation d’une friche industrielle a été auto-produit et à fait l’objet d’un financement participatif via la plateforme de Microcultures. Merci à tous.tes les contributeur.rice.s et à l’ensemble des personnes qui ont cru en ce projet. Celui-ci a été réalisé au sein de Consortium Coopérative et l’exposition a pu voir le jour grâce au soutien des Usines Nouvelles/AY128.

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